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Monologue d’un otaku.

juin 16, 2008

En 2008, de procès d’intention, aux contributions les plus viles, des plus beaux spécimens de réacs du web, on a vite fait d’en prendre pour son grade. Les « otakus » ont la vie dure !
Sur la toile, les sycophantes sont de sorties, et même chez famille de France, on est plus tolérant. Dans ces conditions, difficile d’élever le débat.

Qu’on me prenne pour un con et qu’on veuille m’inviter à diner passe encore. Mais qu’on me taxe de pédophile,
parce que j’ai princesse mononoke ou hatsune miku en figurine. Cela me reste en travers de la gorge. Je glousse devant la plèbe, qui vomit son fiel sur un ton ordurier et je manque de m’étouffer.

— « Qu’on brûle ce pédophile comme on brulait les sorcières au temps de l’inquisition »

Lolicon tu es, lolicon tu resteras. Et l’on t’affublera d’une icône à la mode, pour alimenter le folklore télématique. Dans la peau d’un ours, tu vivras, et de jeunes filles,
tu te délecteras. Même si tu ne veux pas. Finalement, tu ne décides pas. On te colle une étiquette, et ce que tu penses,
on s’en moque. Pour eux, tu n’es qu’un fétichiste, aux moeurs bien étranges. Mais vous, qui êtes vous pour me juger ?

— « Il faut apprendre pour connaître, connaître pour comprendre, comprendre pour juger » (Narada)

J’en conclus donc, par cet aphorisme, qui représente bien le fond de ma pensée.

— « Si vous ne m’aimez pas, sachez que moi non plus je ne vous aime pas » (Pialat)

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